Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Ateliers d'Argenteuil

Articles récents

mis en scène avec la troupe d’1D20 - Un roman noir : « Tordue..."> ACUTI, Auteur/Formateur

5 Juin 2020 , Rédigé par Woody Publié dans #ACUTI - Auteur, #Artistes

cooltext1408291889

 

ACUTI Sculpteur performer auteur

Acuti écrit depuis toujours, voici une liste exhaustive de ses écrits, si vous voulez les lire, n'hésitez pas à la contacter ...
 

- Un scénrio d'Escape Game The Gamer style="width: 638px;">mis en scène  avec la troupe d’1D20

- Un roman noir : « Tordue » sur Amazon. Format Kindle en 2016

- Deux contes : « Prague » et « Mon secret » et la nouvelle « Soûlvenirs » aux Editions short-edition.com en compétition en 2016

- Une réflexion sur le processus de création « Dans l’Antre, nue» aux Editions de l’Atelier du Grand Tétras en 2015. Préface de Claude LOUIS-COMBET

http://www.latelierdugrandtetras.fr/parutions.php?livre=171

- Une critique d’art du travail de Zlatko Glamotchak saluée par ARTENSION n°117 en 2013

- Un essai sur l’Art « Les Défiguratifs ou le Monstre dans l’Art » aux Editions L’Art’dit en 2010

- Une nouvelle « Prague » dans le recueil « 50 nouvelles Prix Philippe Delerm 2009 » aux Editions Valhermeil en 2009

- Une nouvelle « Soûlvenir » dans le recueil « Prix de la Nouvelle de Feignies » aux Editions de Feignies en 2003

- 20 scénarii de Murder Party mis en scène depuis 2007 avec la troupe d’1D20

- Articles pour GN MAG, n°1 à 24. Responsable de la rubrique Métamorphose

 

Écrire son Histoire de l'Art en 2013 signes espaces compris. Une gageure ! 

Voici son texte en images :

Revue de presse, média :

07/04/2008 Passage radio pour Radio Libertaire, Interview de Nathalie McGrath

Septembre/Octobre 2008  Article ARTENSION n°43

02/07/2008 Article Art11actu.com

14/12/2010 Passage radio pour itélé

02/10/2014 Passage radio pour Radio Paris Plurielle, Interview de Rosa Abdaloff.

14/10/2014 Interview écrite sur le blog de Tuc et Moshi

http://moshituc.com/2014/10/13/acuti-monstres-miroirs-revolution-salle-101-sept-2014/

14/02/2016 Blog Portait Sous les couvertures

 

25/03/2018 France Inter Dans tes rêves Interview de Laurence Garcia

https://www.franceinter.fr/emissions/dans-tes-reves

Lectures et signatures :  

2016 Roman Tordue sur Amazon

2016 En lecture gratuite : 2 contes et une nouvelle sur : http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/prague-de-acuti

20 mars 2016 Salon du livre Porte de Versailles Stand T13 Éditions L'Art'dit

Dans l'Antre, nue de ACUTI

14 février 2016 Salon du livre Argenteuil Salle Jean Vilar

ACUTI Manifeste

10 février 2012 à la librairie L'Harmattan de Lille

ACUTI Auteur

24 février 2012 à l'université du temps libre et à la galerie Le songe d'Icare de Marseille à 18h00

 ACUTI Auteur

12 avril 2012 à la librairie Mémoire du monde d'Avignon

photo-Memoire-du-monde libraire gallery

13 avril 2012 à l'atelier Agora d'Eyguières à 19h00

Dédicaces eyguières

16 juin 2012 au Musée de l'Art Brut, Halle St Pierre de Paris à 15h

    entete2

 

Manifeste de la Défiguration

"Les Défiguratifs ou le Monstre dans l'Art" (Édité)

Introduction.

Motivation et Situation Historique.

            « -Plus la caste est basse, dit Mr Foster, moins on donne d’oxygène. Le premier organe affecté, c’est le cerveau. Ensuite le squelette. A soixante-dix pour cent d’oxygène normal, on obtient des nains. A moins de soixante-dix pour cent, des monstres sans yeux.

- Lesquels ne sont absolument d’aucune utilité, dit Mr Foster pour conclure. » [1]

            Si notre curiosité est suscitée par le terme de monstre, et plus encore par son image, c'est qu'au plus profond de l'âme humaine, de façon unique et multiple paradoxalement, l'essentiel est touché, le primordial piqué au vif.

Attraction et répulsion sont nécessaires à l'existence de l'Homme et ces deux mouvements sont immanquablement provoqués par la rencontre avec un monstre ou son image...


[1]Aldous HUXLEY, "Le meilleur des mondes.", page 33.

 

Editions L'Art-dit.

 

Mémoires

 

"Miroir brisé d'une société : l'image du monstre"

"Monographie de Roland Cat"

 

Romans

 

"Vous"

 

Vous êtes lecteur de polars ?

Ce roman noir est pour vous.

Face à face terrifiant : un psychopathe et son otage.

Un jeu pervers, une écriture ludique.

Serez-vous à la hauteur ?

 

"La mort est dans le pré"

 

Ceci n’est pas un roman, ceci est une mise en garde, un appel au secours. La tentative d’un homme pour éviter le pire. Car il est question de meurtres, d’exécutions sommaires accomplis par deux protagonistes de l’émission « L’amour est dans le pré ».

Dead line : 2013.

Vous connaissez l’émission ? Jetez-vous sur ces pages !

Une affaire qui pourrait bien défrayer la chronique.

Quand la réalité dépasse la télé …

 

"La clef sous le paillasson"

 

Le dimanche 29 octobre.

 

Bonjour Madame, ou Mademoiselle, je ne sais. Enfin, pas encore…

Oui, bonjour, Madame ou Mademoiselle Sardine.

J'ai trouvé votre clef sous le paillasson. Ce paillasson d’ailleurs en forme de poisson.

Et … je me suis installé chez vous.

Vous ne le savez pas évidemment. Mais je vous en remercie...

 

"Tordue"

 

Il penchait.

Indéniablement, il penchait.

Sur le côté gauche.

Un léger déhanchement.

Elle le regardait en souriant. Fière.

Celui-là était à elle.

C’est elle qui l’avait fait.

Il était signé. Il avait la marque de fabrique.

Elle se leva du banc, un sourire sur les lèvres. Les premiers rayons du soleil du printemps jouaient avec les feuillages. Entre ombres et lumières. Les enfants piaillaient comme les oiseaux pour fêter son retour. Enfin, tous sauf lui, car il souffrait. De ne pas suivre, d’être différent, mis à l’écart.

Bien sûr, il ne la reconnut pas. Elle fit grincer la grille du parc sur ses gonds, crisser les gravillons sous ses pieds. Pour le plaisir. Rien que pour le plaisir. Et quitta le parc en y jetant le papier gras de son sandwich. Impossible de se rappeler son nom...

 

"Une maman pas comme les autres"

MA MAMAN

 Sur le fil. Sur la corde, Au bord du gouffre. Du vide le plus peuplé du monde : la folie, une petite fille se penche dangereusement. Sur la pointe des pieds, l’abîme l’attire comme un aimant. Prisonnière d’un corps de femme, elle ne s’en sort pas. Elle rie au pire. Elle pleure comme il pleut et des images l’assaillent, victime d’un vent violent. Elle souffre. La femme veut des enfants.

 Je m’appelle Cheyenne. J’ai trente six ans. Je suis sculpteur et dans mes mains, de l’argile grise que je pétri doucement comme on aimerait le faire avec sa vie, au fil du temps.
Je m’appelle Cheyenne. J’ai toutes mes dents, enfin pour l’instant… Un ventre vide, trop acide. Un ventre inhabité, qui se creuse au fil du temps...
 
Nouvelles

 

    ACUTI Auteur delerm 2009

"Prague" (Édition de Valhermeil, "50 nouvelles, prix Philippe Delerm 2009)

 

C’est en me perdant dans les ruelles de Prague et dans le temps que je les ai croisé, un matin.

Trois messieurs attablés derrière la vitrine embuée d’un café. Ils avaient tout trois une tasse de chocolat fumant devant eux, tentant de se réchauffer par cette froide journée d’hiver pourtant ensoleillée.

Une belle et drôle de journée.

J’avais erré sur le pavé depuis le levé du jour et fatigué, les os glacés, je cherchais refuge dans la chaleur enfumée d’un petit troquet.

Pourquoi celui-ci ?

Il est des hasards qui ne s’expliquent pas.

Ils étaient tout trois en grande discussion et je les écoutais, curieux, quelque peu interloqué par ce trio dépareillé.

Le premier, droit comme un i, répondait au nom de Monsieur le Compte. Dans sa redingote froissée ...

 

"Soûlvenirs" (primée)

 

Un gros rond rouge, barré d’un large trait blanc. Voilà, ça c’est un terdit !

J’ai pas toute ma tête, mais j’ai compris le sens. On m’a bien expliqué. Quand j’en vois un, faut pas toujours aller plus loin, c’est pareil que des fenses d’entrer. Mais c’est compliqué, c’est pas pareil pour tous les gens.

Aaah, les terdits et les fenses, y’en a plein partout dans la maison blanche. Y’en a un juste avant le bureau de Madame Patillon, celle qui m’a accueillit, qui dit oui ou qui dit non, qui inscrit le nombre exact des petits bonbons à avaler matin, midi et soir sur une feuille plastifiée accrochée au pied de mon lit. Y’a un terdit sur la porte des cuisines. Y’a un terdit sur celle de la remise noire au fond du parc. Des fenses d’entrer sur le réduit où sont cachés les bonbons. Sortir la nuit, c’est aussi un terdit. Se gratter, c’est un terdit. Soulever les jupes, c’est un terdit. Lui, il a eu le droit, mais pas moi. Cracher, mordre, se débattre, vomir, crier, c’est un terdit. Se toucher, c’est un terdit. Lui, il a eu le droit, mais pas moi. Des fenses de pénétrer. Y’en a qui ont le droit, mais pas moi !

 

Polars à quatre mains, pseudo Joewood

 

"Dave Ze Devil"

        

“ Pauvre naze !  T’as vu ta gueule ! ...”

Le goût. Amer. La revanche. Un truc qui stagne. Temps de se venger. Facile. Suffisait de faire gaffe. Observer. Longtemps. Elles, qui répétaient chaque jour les mêmes gestes. Le même itinéraire. Comme des putains d’horloges. Des putains d’automates. Et toi, tu les observes. Sa spécialité. Son point fort. Car il avait une botte secrète, imparable, infaillible. Il savait se rendre invisible. Parole, invisible, ouais !...

Sa gueule de mec comme les autres, tout aussi ringard qu’eux. Ses fringues de supermarché. Passe-partout. Son van acheté à crédit. Facile. Susciter juste l’indifférence. Être comme eux, pareil qu’eux. Le parfait prédateur, qui sait se fondre dans son milieu.

Dave s’allongea sur le lit défait, déboutonna son pantalon puis sortit son sexe en grimaçant. Tu te rappelles, toutes ces chiennasses qui mourraient d’envie de te la sucer. C’est ce qu’elles veulent toutes. Elles imploraient ta pitié. Le bout de chair ramolli durcissait déjà sous sa paume. Il commença à se branler. Et les visages surgirent. Comme à chaque fois. Les salopes de passage. Ta collection privée. Des visages de brunes, de blondes, celui d’une rousse, qui se déformaient littéralement sous la douleur. Frénétique. Les bouches se crevassant dans des abysses sombres, les yeux exorbités charriant des larmes particulièrement acides, ruinant le maquillage. La laideur. Aucune ne résistait à la souffrance. Avec toi, ces putes finissent toutes par se ressembler. Faut dire que tu sais y faire, maintenant. La laideur. Toutes ces salopes, devant la mort, uniformément laides.

            Le liquide chaud le surprit en un léger hoquet. Il ferma les paupières quelques secondes, renifla ses doigts pleins de sperme, puis s’essuya furtivement sur les draps froissés...


"Elle"

        

J’me suis reconnectée à la World. C’est comme ça qu’j’ai su comment trouver Dina. Bella travaille pour eux. Rien d’ officiel , évidemment. Elle me traque, la salope. Elle a choisit la génétique, comme l’autre. Dina, l’artiste, modelait la terre, un truc comme ça. Bella, elle s’en sort toujours bien.

«  - Annie, j’ te jure que c’est pas moi qui les ai poussées. »

«  - Mon dieu, Anna et Carla, noyées dans trente centimètres d’eau. Je te l’avais dit, Jean, que ça pouvait être dangereux pour des enfants… »

« Annie, c’est Elha, c’est pas moi, demande à Dina ! »

«  C’est l’autre dingue, j’en suis sûre, va falloir l’appeler, qu’elle la récupère, qu’elle l’enferme, c’est pas normal des mômes comme ça de toute façon. »

J’t’ai vu, Dina, t’es mauvaise à la base. C’est toi qu’aurait dû être dans la cage, mais toi, t’as rien de spécial. T’es qu’un clone à la con. Mais j’te les aurais bien r’filé, mes talents d’merde. Pour être comme tout le monde, comme les autres, normale. Une fille normale, fragile, mais avec des amis…

« - Ok, je t’ai injecté un virus, normalement, il est mortel…Fais de bons gros anticorps, Elha… Allez, active ton hypophyse... 44 seconde…, voilà, c’est bien t’es une championne. Alors combien d’objets représentés sur la photo, hein… »

«  - Maman, je suis fatiguée… »

«  - Tais-toi, c’est toi qui m’fatigues ! »

* Qu’est-ce qui m’avait conduit à pousser la porte de ce café rue Oberkampf. Peut-être la chaleur de ce mois de juin qui rendait l’air parisien intenable, presque suffocant, un air que mes poumons avaient presque oublié. Et puis l’ennui, vieux compagnon de route. L’envie aussi d’être dans un lieu calfeutré. Encore maintenant je me le demande toujours...  

 

Textes

 

"L'Epouvantail"

 

Paraît qu’chuis pas belle,

qu’j’ai les pieds tordus

avec des ch’veux qui s’emmèlent

et des yeux tout confus.

Paraît qu’j’ai une marraine

une fée qu’a une baguette

qu’dans son pays, c’est la reine

et quelle est honnête.

Alors, j’l’attend

depuis longtemps

et j’me rend compte

qu’c’est rien qu’des contes

pour enfants...

 

"Secret Agent"

 

Au départ et pendant longtemps, on s’est douté de rien …

Une étudiante comme tant d’autres …

Et pourtant … des signes et pas qu’un peu m’ont ouverts les yeux, mais trop tard, ouais, beaucoup trop tard …

Elle aimait tellement les histoires, les romans.

Elle s’appelait, elle s’appelait … En fait, elle avait plein de noms, de nombreuses identités. Avec les cartes et tout.

Des adresses ?

Partout. Des pieds à terre qu’elle disait, des potes et des portes ouvertes pour crécher, pour installer son PC. Pour travailler, un atelier. Elle en a changé souvent. Elle s’en allait. Refilait ses plans. Virée ou de son plein gré, légère comme le vent...

 

"Dancing with the devil"

 

-         Avez-vous jamais dansé avec le Diable ?

Voilà comment, lorsqu’elle rencontrait un homme, elle l’abordait. Et de votre réponse dépendait la suite…

J’avais entendu parler d’elle sur mon chemin. Evidemment ma curiosité avait été attisée. Evidemment. Alors je décidais d’enquêter. Mais ce ne fût pas chose facile...

 

Contes

 

"Tadidou"

A lire à qui vous voulez, la main ouverte devant vous.

 

Mon secret.

Bonsoir !

Elle s’appelle Tadidou, c’est drôle comme nom, je l’avoue, mais de sa voix cristalline, elle me l’a soufflé comme on confie un secret.

Beaucoup pourront croire que je suis fou, fou à lier.

Mais si vous faites un tout petit effort, vous verrez sa chevelure d’or.

Elle est timide, mais très curieuse.

La première fois que je l’ai rencontré, elle jouait avec les lacets de mes chaussures. Elle s’y était emmêlée, c’est stupide, car elle aurait pu s’étrangler.

Elle était furieuse et lorsqu’elle s’est retournée, elle m’a vu qui la dominait de toute ma hauteur, géant monstrueux, n’osant à peine en croire ses yeux, je vous l’assure.

Une de ses petites ailes était coincée, alors, délicatement, un sourire idiot sur les lèvres, je l’ai aidée, avec mes gros doigts maladroits.

Tout doucement, sans l’effrayer.

Une fois délivrée, elle s’est envolée et dans un son de clochettes affolées, elle s’est évaporée.

Seulement sur le sol, brillait comme une épine fluette.

J’aurais pu ne pas la voir, mais le soleil jouait avec le reflet de ce qui s’avéra être une flûte minuscule en opaline.

Avec ma loupe, je découvrais ce petit objet...

 

Scenarii

 

de Murders Party (+ de 20 Tomes), Jeux de Rôles Grandeur Nature, parcours ludiques, escape game

 

Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature,école de théâtre,formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume maquillage spectacle soirée crime soirée enquête  cluedo cluedo géant  Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume escape game maquillage spectacle soirée crime, soirée enquête, cluedo cluedo géant Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôle formation GN Murder Party création de murder party,troupe de jeu de rôles costume  maquillage spectacle soirée crime soirée enquête, cluedo, escape game Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume, maquillage spectacle soirée crime soirée enquête cluedo escape game jeu d’évasion live escape game art atelier artiste lieu espace loft centre de formation formation artistique stage initiation soudage soudure métal ferronnerie sculpture sur métal mobilier métal mobilier indus récup bio art récupération art brut recyclage patine métal porte table chaise fauteuil meuble console tabouret bar verrière escalier insolite délire cadeau formation création vitrail verre sculpture argile terre soudure à l'arc vitrail lampe stage de vitrail stage de soudure à l'arc formation métal CPF CIF DIF organisme de formation arts plastiques art thérapie art thérapeutique scrapbooking mosaïque paris ile de France île de France argenteuil 95 animation soirée soirée enquête murder party séminaire entreprise CE cluedo performance rozand elphege acuti woody,1D20 association RPG jeu de rôles jeux grandeur nature écriture atelier d'écriture enseignement stage formation centre de formation organisme de formation art artiste figuratif défiguratif radio M6 TF1 arte FR3 France 2, comédienne comédien rôliste cours cinéma film télé  sous le porche cherche animation séminaire les ateliers d'argenteuil relooking animation clef en main spectacle stage clef en main doctorat gatelet, émission congé individuel à la formation ANFH droit individuel à la formation fongécif AFDAS auteur roman nouvelle scénario scénarii scénariste œuvre œuvre d'art escape game jeu d’évasion exposition mobilier métal mobilier indus création idée cadeau insolite idée cadeau original offrir matériaux terre particulier cours particulier moulage plâtre, peinture acrylique huile pastel encre vintage incentive  team building incentive team building animation soirée séminaire murder party RPG  formation soudure paris formation soudure formation soudure île de France stage soudure stage soudure paris stage soudure île de France soirée enquête soirée crime soirée meurtre restaurant événementiel diner spectacle 1D20 la première école de jeux de rôles grandeur nature location espace costumes maquillage costumier maquilleur FX art dramatique masque école de cinema écoule de costume école de spectacle spectacle ludique et interactif troupe 1D20 escape game jeu d’évasion incentive team building

Voir les commentaires

Remise de diplôme

3 Juin 2020 , Rédigé par Woody Publié dans #Evénements

Remise de diplôme.

Bravo à Adrien pour son investissement dans sa formation de Game Master et sa Murder Party !

Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20
Formation Game master avec 1D20

Formation Game master avec 1D20

Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature,école de théâtre,formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume maquillage spectacle soirée crime soirée enquête  cluedo cluedo géant  Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume escape game maquillage spectacle soirée crime, soirée enquête, cluedo cluedo géant Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôle formation GN Murder Party création de murder party,troupe de jeu de rôles costume  maquillage spectacle soirée crime soirée enquête, cluedo, escape game Ecole de Jeux de Rôles Grandeur Nature école de théâtre formation Jeux de Rôles formation GN Murder Party création de murder party troupe de jeu de rôles costume, maquillage spectacle soirée crime soirée enquête cluedo escape game jeu d’évasion live escape game art atelier artiste lieu espace loft centre de formation organisme de formation artistique stage initiation soudage soudure métal ferronnerie sculpture sur métal mobilier métal mobilier indus récup bio art récupération art brut recyclage patine métal porte table chaise fauteuil meuble console tabouret bar verrière escalier insolite délire cadeau formation création vitrail verre sculpture argile terre soudure à l'arc vitrail lampe stage de vitrail stage de soudure à l'arc formation métal CPF CIF DIF organisme de formation arts plastiques art thérapie art thérapeutique scrapbooking mosaïque paris ile de France île de France argenteuil 95 animation soirée soirée enquête murder party séminaire entreprise CE cluedo performance rozand elphege acuti woody,1D20 association RPG jeu de rôles jeux grandeur nature écriture atelier d'écriture enseignement stage formation centre de formation organisme de formation art artiste figuratif défiguratif radio M6 TF1 arte FR3 France 2, comédienne comédien rôliste cours cinéma film télé  sous le porche cherche animation séminaire les ateliers d'argenteuil relooking animation clef en main spectacle stage clef en main doctorat gatelet, émission congé individuel à la formation ANFH droit individuel à la formation fongécif AFDAS auteur roman nouvelle scénario scénarii scénariste œuvre œuvre d'art escape game jeu d’évasion exposition mobilier métal mobilier indus création idée cadeau insolite idée cadeau original offrir matériaux terre particulier cours particulier moulage plâtre, peinture acrylique huile pastel encre vintage incentive  team building incentive team building animation soirée séminaire murder party RPG  formation soudure paris formation soudure formation soudure île de France stage soudure stage soudure paris stage soudure île de France soirée enquête soirée crime soirée meurtre restaurant événementiel diner spectacle 1D20 la première école de jeux de rôles grandeur nature location espace costumes maquillage costumier maquilleur FX art dramatique masque école de cinéma écoule de costume école de spectacle spectacle ludique et interactif troupe 1D20 escape game jeu d’évasion incentive team building organisme de formation datadock data dock stage formation OPCA Agephos gamemaster formation game master

Centre de formation organisme de formation

Voir les commentaires

Voir autrement durant le confinement … La Mue et Confiné

10 Avril 2020 , Rédigé par Woody Publié dans #Evénements, #ACUTI - Sculpteur, #ACUTI - Auteur

Voir autrement durant le confinement …

Je vous propose, non pas une photo, mais un texte en attendant de découvrir mon œuvre de visu.

A la manière des critiques d’Art du XIX siècle dans la presse en direction des personnes qui ne pouvaient se déplacer pour une exposition.

En partage.

 

1 - Entre peinture et sculpture. ACUTI " La mue " 2020.

 

C’est une grande toile de 196 cm sur 130 cm, au format portait (Vertical), travaillée avec du relief dans des tons clairs : blanc,  crème, gris clair, grumeleux par endroits, un fond certes, mais un fond qui n’est pas neutre, qui n’est pas lisse, qui met en valeur le sujet : la mue.

Accroché en haut de la toile, un portemanteau dont le crochet est en métal et le support en bois. (Il n’y a jamais de plastique dans l’œuvre d’ACUTI). Repose sur ce dernier, qui pend jusqu’en bas, une masse " informe ", la mue, l’enveloppe externe d’un être, la peau d’un homme, la peau de l’artiste ? C’est mou, c’est souple, avec force plis et reliefs, c’est doux. Du latex coloré, teinté dans la masse. Un camaïeu de roses orangés, qui fait écho à une autre œuvre, " Détail " qui représente la surface de la peau et une cicatrice en fil de fer barbelé, un gros plan, un détail ?

ACUTI ne cherche pas le réalisme, mais davantage l’expression, ici celle de la transformation : Son sujet de toujours, la Défiguration, ce mouvement artistique qu’elle a nommé, qui oscille entre Figuration et Abstraction. Nous sommes dans l’entredeux.

 

La mue semble tomber négligemment, mais rien n’est négligé dans le travail d’ACUTI …  Si l’on s’approche ou si l’on retourne la toile, outre la signature de l’artiste, on découvre du fil de nylon quasi invisible, qui fixe le mouvement de la masse de latex. La peau est un organe, et le plus étendu et le plus lourd du corps chez l’être humain : chez l'adulte, environ 2 m2 pour 3 kg chez la femme et 5 kg chez l'homme.

L’artiste l’a positionnée de manière à ce qu’elle soit plus large en haut. Évoquant le triangle que constituent le buste et les jambes.

 

Certains n’y comprendront rien, d’autres y seront sensibles.

 

2 - L’œuvre au noir ou les secrets d’atelier.

 

"Dans les traités d’alchimie, l’œuvre au noir désigne la dissolution du plomb, première des trois phases nécessaires à sa transformation en or. " 

 

Je descends dans mon atelier avec une certaine excitation. J’aime cette sensation. En quête. Sans doute mue par une idée informe. Une pré-idée ? Quelque chose d’innommable, mais qui me met en mouvement. Une énergie qui accélère les pulsations de mon cœur. Pour ne pas perdre cette sensation, j’actionne le lecteur CD. La musique pulse et l’accompagne, la prolonge, en phase et crée ce cocon, cet isolement nécessaire à la concentration.

 

Debout sur mon tapis, les mains sur les hanches, je parcours du regard mon atelier, mon antre. S’y trouvent toutes sortes d’objets entreposés qui attendent. Ils ne sont pas là par hasard. Ils m’ont interpelé une première fois. J’ai décidé de les garder. Dans l’attente. Certains, parfois, m’interpellent au-delà du temps passé. Pourquoi ? L’étrangeté des rencontres… ou l’énigme du cours des pensées… Cette masse de latex, là, sous mes yeux depuis des années, soudain m’attire. D’où provient-elle ? J’ai le vague souvenir d’une expérience abandonnée, reléguée, mais pas détruite, ni mise au rebus.

 

C’est assez lourd, souple, coloré. J’aime son odeur, sa douceur. Je la pose au sol en vrac. Rien. Je l’étends. A ce moment, il se passe quelque chose. Le dialogue s’instaure. J’ai le souvenir de cette exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert" qui avait défrayé la chronique en 2009, et qui fut censurée. J’y avais découvert, entre autre, une peau humaine étalée, (comme celle des vaches parfois dans les salons …) et j’avais été étonnée par ses dimensions. C’est immense. Nous ne percevons toujours que la moitié…

 

Posée au sol, je sais qu’il manque quelque chose. Car il ne s’agit pas simplement d’exposer, mais de révéler.

 

Des doutes, toujours m’assaillent, quant à mon travail. De son utilité dans la société. Pour ma part, elle fait sens, elle est nécessaire, mais pour les autres ??? Pour information, cette œuvre a été créée juste avant le confinement.

Je devine deux directions dans mon travail. Des œuvres qui font écho à des problématiques humanistes, d’autres qui sont purement biographiques. Celle-ci en sera une.

 

Evoluer, avancer, se transformer,…  muer. C’est mon état d’esprit du moment. C’est cette volonté qui soudain va prendre forme. Changer de peau, comme on abandonne son manteau de pluie pour la chaleur d’un été.

Le portemanteau qui lui aussi attendait dans mon atelier, le seul d’ailleurs, vient servir de support à la masse de latex. Tendu à bout de bras, ce qui est au-delà, derrière, interfère. Il lui faut donc un fond. Je m’empare d’une toile graffitée (un cadeau de Joe il y a quelques années. Encore merci Joe.). Je dispose les différents éléments. C’est ça ! La mue. Le titre comme une évidence. Tout s’assemble, s’imbrique parfaitement.

Il va sans dire que le portemanteau est un élément woodyesque, comprenne qui pourra … C’est la réunion de deux entités, jamais complètement scindées, mais pour la première fois réunies ici visiblement.

 

  La toile ne peut rester en l’état, elle est l’œuvre d’un autre. Je la recouvre rapidement de gesso. A plat. Je laisse cependant au dos, la signature de l’ancien créateur. Trace d’un souvenir. Peur de l’oubli. Rappel d’une histoire.

 

Attendre que cela sèche est une épreuve. Attendre est une épreuve. Mais je sais que cela est important, pas uniquement techniquement. Je patiente. Cette parenthèse permet de prendre du recul, de la distance.

  

L’aspect lisse ne me convient pas. Je suis sculpteur … Me manque de la matière. J’ajoute un ciment. Au départ, avec le motif d’un squelette qui ne survivra pas. Trop figuratif. Il disparait au second passage. Le gris du ciment est trop prégnant. Le fond doit mettre en valeur la mue, un camaïeu clair s’impose. Or je n’ai pas de quoi. Et dans ces moments là, l’urgence, la fébrilité, l’excitation pure n’envisagent pas la possibilité d’aller acheter quoi que ce soit qui pourrait manquer, si tant est qu’elle existe... Le système D, toujours. Je fouille dans le matériel d’un peintre qui partage un espace (Merci à BB pour sa bombe de peinture blanc cassé !). Je bombe la surface de manière irrégulière. Attendre que cela sèche. Rééquilibrer.

 

J’accroche le portemanteau à la toile. La masse de latex trouée vient s’ajouter, qui pend. Seulement, elle ne tombe pas comme je le souhaite. Des clous de tapissier lui donnent le mouvement escompté. Cependant, eux non plus ne résisteront pas à un second regard. Ils modifient le sens de l’œuvre. Si je clous la mue, elle n’est plus abandonnée sur un portemanteau, elle est cloué à une toile tel un papillon crucifié. La signification n’est pas la même. J’envisage la mue comme une action positive. Crucifier la beauté du monde … ou encore un fils …

Le mouvement que je souhaite donner à la mue doit être invisible pour donner l’effet qu’elle se déploie naturellement. Les clous sont ôtés. Du fil de nylon fera l’affaire. Inséré dans les trous préétablis par les clous, il joue son rôle discrètement.

 

Partir, s’éloigner, revenir. Digérer. Poser un regard neuf, critique. Etre satisfait.

 

Je signe.

 

  PS : En écrivant ce texte, alors que je croyais mon œuvre achevée, il se peut qu’un détail y soit ajouté. Le fait d’évoquer son travail à la troisième personne, de l’envisager au travers de l’écriture, de l’analyser autrement à sans doute contribué à l’ajout d’un détail. Mais peut être que cet ajout ne survivra pas.

A vous de le découvrir lorsque vous viendrez à son exposition.

 

Voir autrement durant le confinement …

Je vous propose, non pas une photo, mais un texte en attendant de découvrir mon œuvre de visu.

A la manière des critiques d’Art du XIX siècle dans la presse en direction des personnes qui ne pouvaient se déplacer lors d’une exposition.

En partage.

 

1 - Sculpture. ACUTI " Confiné " 2020.

 

Sur un support métallique vitré de 170cm derrière une vitre sale repose une tête difforme, bosselée dans des tons gris clairs ponctués de reliefs de matière plus foncés. Violacés. Mats, alors que le reste est satiné. Les yeux, les narines, la bouche et les conduits auditifs sont scellés par des agrafes en acier. Ces organes sont teintés de rose, sans doute pour évoquer la chair blessée. Le métal, chez ACUTI, symbolise toujours la souffrance (Ce qui donne à réfléchir pour ceux qui connaitraient l’artiste …).

La vision générale de l’œuvre inspire quelque chose de doux, de la compassion peut être, certainement liée au choix des couleurs et des formes. Tout est rond, clair à l’exception des agrafes discrètes, mais une fois repérées, bien visibles ! C’est dans ce second temps que le malaise s’installe.

Le confinement n’est pas uniquement lié à la présence de la vitre, mais bien à ces agrafes qui obturent, ligaturent, nient les sens. Un emprisonnement qui ne dit pas son nom. Une négation de la liberté d’expression et des sensations. Une épreuve, une torture. Une torture qui  aussi déforme.

A sa droite, sur le support où repose la tête, un masque avachi, par endroits moisi. L’évocation d’un manque, voir d’une absence qui a sans doute conduit, entre autres manquements, au confinement de presque 3 milliards de personnes dans le monde ! Le symbole de l’abandon de l’hôpital public en France depuis plusieurs années pour des raisons économiques.

Nombres d’œuvres d’ ACUTI sont ancrées dans des problématiques sociétales contemporaines à l’artiste et tentent souvent de faire acte de mémoire.

L’enfermement est une thématique souvent dénoncée. Un sujet qui gratte.

 

Certains apprécieront, d’autres moins.

 

2 - L’œuvre au noir ou les secrets d’atelier.

 

" Dans les traités d’alchimie, l’œuvre au noir désigne la dissolution du plomb, première des trois phases nécessaires à sa transformation en or. " 

 

En tant que sculpteur, je travaille souvent sur la sellette … Est-ce ce siège de bois sur lequel on faisait asseoir l'accusé au tribunal pour lui faire subir un dernier interrogatoire avant l'application de la peine, ou ce matériel de sculpture rotatif, qui permet de travailler en hauteur. Sans doute les deux …

 

 Je m’enfonce dans mon antre. Mon refuge. En ces jours de confinement, c’est faire la nique aux dispositions gouvernementales, tout en respectant le travail de ceux qui sauvent des vies. Pas besoin d’autorisation. C’est un espace sans mur, sans fin. Un espace de création, infini. Un espace de liberté illimité. La jouissance n’est jamais loin !

 

 Le sujet, cette fois-ci, s’est imposé comme une évidence. Là, c’est l’éponge qui vous écrit … C’est inédit, ce qui nous arrive. Et les conséquences heureuses et malheureuses seront nombreuses. C’est la première fois de ma vie que l’autorité m’empêche. Qu’importe la raison. Il s’agit de réfléchir à cette privation de liberté. Elle repose sur la peur. Celle de l’Autre. Le fond d’un discours terroriste : Sécurité versus liberté.

 

Debout sur mon tapis, dans une bulle de musique toujours choisie, Les Young gods en l’occurrence, j’arrache de la terre à un pain de 10 kg. C’est doux, chaud, humide. Souple. J’entoure une balle dégonflée posée sur la sellette de bandes d’argile. Elle me sert de support pour limiter l’usage de la terre. Je souhaite réaliser une tête qui ne soit pas trop lourde et économiser de la matière (On ne sait jamais …). D’où ce choix de ne pas travailler dans la masse. J’ai quelques doutes. Une fois achevée l’esquisse d’une tête, je récupère la balle (On ne sait pas …) et pour cela je découpe avec un couteau la tête en deux parties, avant et arrière. Sans son support, elle s’écroule… Mais si j’attends que l’argile sèche, je ne pourrais plus récupérer la balle … Le dilemme (canin ?) ne dure pas. Il faut un support qui pourra être ôté sans avoir à découper en deux la tête qui alors se fragilise. L’urgence, l’excitation toujours, me font tendre le bras vers un vase de 30 cm de hauteur. Je suis toujours joyeusement étonnée de trouver ce dont j’ai besoin dans l’instant ! Sans doute faut-il être bien entouré…

 

Je recommence en utilisant les deux parties qui se sont arrachées en s’écroulant. Je solidifie les éléments, j’ôte le vase dont la circonférence est plus petite que la base de mon cou, à la différence de la balle. Ça résiste. Pas longtemps. J’ajoute de la matière à l’intérieur pour m’assurer d’une certaine épaisseur, et donc d’une certaine solidité. Ça tient.

 

Façonner un visage est toujours une rencontre. Il apparait, disparait sous la pression de mes doigts, des ajouts, je le cherche. Il s’ébauche. Je n’en ai pas une idée prédéfinie. Rares sont les croquis qui précèdent mon travail. C’est comme un coup de foudre. Je le reconnais, c’est lui que j’attendais. Je souris et si je suis silencieuse dans mon travail, je lui dis bonjour. Oui. Je suis polie. Et toujours émerveillée. C’est lui ! Il est à lui seul, tout les confinés de la Terre contre leur volonté. Bosselé, compacté. Empêché. Et il n’aura pas d’oreilles. Un choix pour le déshumaniser ? Ou accentuer le manque, la torture ? A moins que les pavillons soient en berne … Ils indiquent dans ce cas, un deuil national ou une tragédie … Un visage animal, ou celui d’un nouveau né. Attendrissant. Animal, parce qu’à cette heure, il s’agit de survivre. Se sustenter, dormir. Nouveau né parce que la situation est inédite, et qu’elle nous permet de découvrir ce et ceux dont nous dépendons.

 

L’argile est toujours souple. Je récupère une série d’agrafes que je détache une à une, non sans difficulté. Il y a souvent un moment de lutte dans mon travail. Je me pique. Je me griffe. Je me bats.

Je les enfonce pour clore les yeux, la bouche, les narines, les conduits auditifs, nier ce qui fait sens. Evoquer le confinement qui nous interdit. Et si cette tête n’a pas de corps, c’est qu’il a disparu. Plus de bras pour embrasser. Plus de jambes pour galoper. Quant au buste sans ceux là, il est inutile.

 

   Et à nouveau patienter. La terre doit sécher. Je reviens dans l’atelier régulièrement pour m’informer de l’état du séchage. C’est l’occasion de prendre de la distance et peut être d’appuyer ici ou là pour accentuer un creux, l’expression. C’est un dialogue. Je me sens moins seule.

 

   J’ai rangé mes étagères. Celle des pigments. Je sais qu’il me manque du blanc et peut être parce qu’il est question de manque … Je racle le fond, ce sera suffisant. Je choisi comme liant la cire. Pour son odeur ? Pas question de peindre, mais plutôt de ponctuer l’argile gris clair, brute pour l’éclairer. Séchage, cirage, lustrage. J’ajoute de la poudre de nacre par endroit. Pour doubler les effets. Mat, satiné. Un violet assez sombre posé en amas, pour quels effets de matière. Le lisse ne peut convenir. Et s’impose le rose, dilué, au niveau des orifices agrafés. Pour signifier la blessure. Avec un minuscule pinceau. Mais malgré cela, j’en dépose sur les agrafes. Alors une à une, elles sont grattées avec une aiguille. Se sont les seuls éléments brillants pour qu’ils soient visibles, malgré leur petite taille. Virulents.

 

 Je demande à S.Rozand de réaliser une structure d’environ 170 cm. Ma taille. D’après un croquis. Mes œuvres n’ont en général pas de socle et sont à même le sol, à même la terre. Mais pour découvrir celle-ci, il faudrait s’allonger. J’aime quand on s’agenouille devant mon travail, mais de là à s’allonger … A moins que je n’ai quelques égards pour mon public qui comme moi, vieillit ? Non, aucun, je ne suis pas si polie… Bien entendu, il y a une vitre. Celle derrière laquelle chacun est confiné. Ce ne sont pas des barreaux puisque le confinement ne dit pas son nom et qu’il est question de transparence dans les discours du gouvernement. Je la salis. Il me semble qu’ils n’ont pas été honnêtes …

Derrière la fenêtre, une petite étagère sur laquelle repose donc la tête et … un masque. Le symbole de l’ineptie de ces temps singuliers. Du manque, de l’absence. Il ne sert à rien. Il est périmé, moisi, n’a plus ses élastiques et les oreilles étant inexistantes … Pas facile d’évoquer l’absence par la présence. Un défi.

Je l’ai réalisé en moulant en plâtre un véritable masque périmé, puis quelque peu retravaillé. Pour tout dire, je m’y suis reprise à deux fois. Ne pas confondre modelage et moulage. Le plâtre est fragile, il ne pardonne pas. L’argile est plus conciliante. J’y ajoute des touches de pigments de deux verts différents en observant les dégâts de la moisissure sur du tissu pour plus de réalisme.

  

Je signe.

 

Mon sentiment à ce stade ? Désœuvrée. Cela prend tout son sens, non ?

 

  PS : A vous de découvrir cette sculpture lorsque vous viendrez à son exposition.

L’exercice d’écriture est intéressant à plus d’un titre. Motivée sans doute par vos retours, rares, mais puissants. Ah, ce besoin de reconnaissance ! Et aussi par cette interrogation : quid de l’image mentale issue d’une description écrite face à l’œuvre de visu ? J’ai hâte d’exposer mes sculptures à vos regards pénétrants !

Voir les commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>