*

 

bannerfans 5960826

Stéphane Rozand, créateur métal

 

ambre

Acuti sculpteur performer

Acuti s'expose

Acuti auteur

Woody Plasticienne

Woody Comédienne

1D20, jeux de rôles, murder, party

A.GATELET Comédienne

 

verre

S.Elphege Artisan Verrier

 

murder, soirée crime, soirée enquête

evenements

ACTU

boutiques

contact

Archives

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

ACUTI-Sculpteur, performer, auteur


- A la naissance, je me suis appelée quelques heures autrement.
L''idée déjà d'être plusieurs ?

Nous sommes plusieurs. Je suis plusieurs. Seuls Freud (?) ou l’Art peuvent nous réunir.

Nous ne sommes pas un. Ne soyez pas étonnés que le doux voisin, l’étudiant sans histoire, la femme si belle soient des assassins.


- J'ai croisé la mort pendue par une écharpe noire.

Te sculpterais-je un jour

Pendu de mes rêves ?

Toi à qui l’on fût sourd

Enfant perdu, sans trêve

 

Une poutre, un long tissu

Romain, homme enfant sans lendemain

Rien à foutre

Pas d’issue

Dans mes mains

 

Tu étais en colère

Contre une mère

Un abandon, une putain

Révélation trop tôt dite

Réalité maudite

 

La vie est difficile

Mais il n’y a qu’elle

Elle ne tient qu’à un fil

Qui se rompt, qui se noue

Autour d’un cou gracile

 

Une blessure qui suppure ?

Rien

La fureur d’un sculpteur

Le sulfure d’une sculpture

Une compréhension du monde

Une appréhension comme une onde

 

Qui va et vient

Lancinant mouvement

De pendule

Effrayant balancement

du pendu

Un jour peut être

Presserais-je dans mes paumes

Avec mes doigts, mes affres et mes psaumes

Ta tête

Pour regarder en face

Ce que tu fis dans le noir

Pour laisser une trace

D’une solitaire histoire

 

Seule, j’étudie, je tâtonne

J’’interroge l’univers

La terre à mes pieds

Dans mes mains

Démiurge éprouvé

Sans cesse étonné


- J'ai rencontré la différence physique et mentale, certains parlent de handicape, pas moi.

- Etudes artistiques et journalistiques : l'oeuvre trouve son sens dans ces deux approches.

- Je me sang lasse.

- Je sens l'os de ma mâchoire appuyé contre le drap lorsque je m'endors.
Un os qui me survivra ...

Ma chair maman, mon chair papa,


J'ai été opérée de la pendicite et main tenon sa fée mal. Tous eux qui me visitent y z'on l'air pluto pâles. Ils arrètes pas de me demondé si je me souvien de mon âge. C'est à cause de l'âne quils sont fâché. L'âne Esthésie qu'a fé des ravages. Y cirent tout le temp que j'ai vin quatre ans !

- J'ai peur.
J'ai fais un cauchemar.
J'ai tellement peur que la mort me sourit.

- Je n'ai qu'une photo d'une petite fille potelée, heureuse de vivre.

"Tu m'as donné la boue, j'en ai fait de l'or."
Baudelaire à Satan

- Nuit et brouillard.
On en a retrouvé tellement.
La plus part carbonisés, complètement
brûlés, qui s'effritaient, en poussière
se dissipaient
Seuls quelques uns, pour témoigner, réclamer une, leur, intégrité.

- La mort, si profonde
m'obsède.
Elle attend tapie
que je cède
à la folie, douce tentation.


Parait que j'suis pas belle
que j'ai les pieds tordus
avec des ch'veux qui s'emmêlent

 Et des yeux tout confus.

 

Parait qu’j’ai une marraine

Une fée qu’a une baguette

Qu’ dans son pays, c’est la reine

Et qu’elle est honnête

 

Alors j’l’attends

Et j’me rends compte

Qu’c’est rien qu’des contes

Pour les enfants

 

J’ai grandi vilaine

Avec mon pull trop p’tit

L’a des trous dans la laine

Mais moi, j’dis tant pis !

 

Un jour, é viendra m’voir

E verra bien ma drôle de tête

J’deviendrais belle comme un soir

Et même qu’j’aurais plus l’air bête

 

Mais j’invit’rais personne

J’boirais seule du vin

J’entends déjà qui résonnent

Les coups sur la porte en pin

 

S’ront tous jaloux

Qu’j’ai plus d’poux

Voudront m’donner du bâton

Pour m’punir d’plus être con

 

Mais pour l’instant,

J’attends.

Ca fait longtemps

Trop longtemps

 

Sur mon épaule, y’a un corbeau

Dans mon pantalon d’la paille

Lui non plus , l’est pas beau

Tout noir, avec sa voix qui déraille.

 

- Ne me parle pas de la mort, je l'ai en horreur ...

Texte accompagnant « Crier »

« Quant on s’arrête à la façon par exemple dont sont formés et proférés les mots, elles ne résistent guère, nos phrases, au désastre de leur décor baveux. C’est plus compliqué et plus pénible que la défécation notre mécanisme de la conversation. Cette corolle de chair bouffie, la bouche, qui se convulse à siffler, aspire et se démène, pousse toutes espèces de sons visqueux à travers le barrage pant de la carie dentaire, quelle punition.

Voilà pourtant c qu’on nous adjure de transposer en idéal. C’est difficile. »

Céline « Voyage au bout de la nuit »

 

- Une bouche, c’est plus difficile à ouvrir, qu’une main et ses doigts à frémir.

 

J’ai mis mes cendres

Dans ses yeux brulés

J’ai regardé descendre

Une larme étonnée

 

Dans sa bouche, un doigt

Un poing, puis mon bras

Tout au fond,  tout en bas

Pour attraper son foie

 

J’ai mis mes cendres

Dans ses yeux brulés

J’ai regardé pendre

Une larme congelée

 

Sur son ventre, une main

Douce comme du vélin

J’ai cherché en vain

Son sexe, mon sein

 

Je me suis laissée prendre

A un jeu vicié

J’ai préféré attendre

Je me suis piégée

 

J’ai regardé au loin

Il n’y avait rien

Qu’un paysage éteint

Un avenir incertain

 

J’ai mis mes cendres

Dans ses yeux brulés

Les ai regardés se fendre

Par le sel, saturés

 

Dans mon cœur, un doute

Tout au fond de la soute

Hurlant ma déroute

Cherchant ma route

 

J’ai mis mes cendres

Dans ses yeux brulés

J’ai regardé descendre

Une larme étonnée

 

Ce n’est pas l’artiste qui fait l’œuvre, c’est l’œuvre qui fait l’artiste.

 

J’ai fouillé la terre

Ma terre. Eternité ?

Maternité !

J’ai trouvé un ventre vide

Avide

Faim de création

Ou fin de création

En vain

 

J’ai fouillé la boîte

Etroite

J’ai fouillé le sable

Effroyable

Découverte

Entr’ouverte

 

J’ai cherché un rivage

J’ai cherché un visage

J’ai trouvé des dents

Et puis le néant

Patient qui m’attend

Qui a tout son temps

Et qui le prend

Inexorablement.

 

- Juillet 2002

J’ai vu la mort en face

Elle avait un doux visage

 

- J’aime les bouquets de fleurs, parce que je leur survie sans peine …

 

- 2003

Aujourd’hui, je suis en vie, chaque jour est une fête, un exploit

 

- Il est des œuvres que l’on aime plus que d’autres.

« Exsangue », tu souffres et voilà que l’anonyme t’abîme. Tu souffres et voilà que moi, je te brise, en mille morceaux comme si, à bout, tu ne résistais pas. Alors la révolte gronde et sous mes mains, tu redeviens. J’aimerais tant pouvoir en faire autant avec les blessures, les brisures mortelles.

 

-2004

Je relis tout cela

Attente, doute

Enfermement

Je savais déjà

Mon ventre vide

L’acide, le goût de

La terre insipide.

 

Et le goût du sel

Sur la route, j’irais

Par la route, j’avancerais

Seule et fière

Malgré le vide

 

Artiste

Autiste

 

- Une mèche de mes cheveux

Longs

Coupée en plein milieu

Don

Un gros ventre

Tel un antre

Une grille qui confirme

La fille, con infirme

 

-Je me méfie des mots que l’on prononce. J’aime le silence des mots/ La Littérature. A moins qu’ils ne trouvent leurs voix.

 

- Face à mon œuvre, on ne parle que rarement de l’objet, de la technique. C’est le sujet qui happe. Attirance ou répulsion.

Réaction.

C’est souvent un mouvement de protection.

Le ^spectateur devant le sujet choquant, gênant, à un mouvement de  recul.

Mais pas de recul …

Un mouvement traduit parfois physiquement, mais aussi mentalement, qui ne lui permet pas de se dégager du sujet pour aborder objectivement la technique.

 

- L’Homme est au centre de mon travail. Cette grande interrogation qu’est l’Humanité et son inhumanité. Errance, absence, souffrance, des mots rances au goût amer.

Question des droits de l’Homme.

La question est une torture nécessaire.

La réponse, un absolu dangereux.

Ambivalence de l’Etre Humain.

 

- Et si une œuvre n’était pas une marchandise, un produit.

Que serait’ elle ?

A voir et non avoir

A rencontrer

A vivre

A partager

 

- Qui n’a jamais touché la terre

Senti la terre

Ne saura jamais ma jouissance

Celle du démiurge

Tous ses sens en éveil

L’esprit à pleine puissance

Telle une purge

Exactement pareil

Mon corps qui force

Parce que la terre est féroce

Souple et résistante

Je voudrais lui ressembler

Alors je l’assemble

Je me rassemble

Ce n’est plus l’attente

Que j’exècre

C’est loin la pente

Je crée

Défigure, transforme mes cauchemars acres

Hors la nuit

De mon esprit

Son odeur, les tréfonds

Immortels

La vie comme un printemps

Je crée

 

- Que d’erreurs

Cette jeune humanité

Oublieuse des siens

Des pires comme des meilleurs

Que d’erreurs

Toi là enfermé

Incarcéré

La nuit tu pleures

Dans sept mètres carrés

Te rendras ‘ton meilleur

Rien n’est moins certain

 

- Si dieu existe, s’il n’est pas mort, s’il ne grille pas en Enfer, peut être nous a-t-il créé pour nous éloigner de lui. Pour éloigner ses pires cauchemars, les tenir à distance, s’en dégager.

Comme moi. Dans une tentative désespérée de comprendre.

Je mourrais seule. Et mon œuvre sera là, monstrueuse. Encombrante. Une question sans réponse.

Peut être interrogera t’elle encore le monde.

Alors je n’aurais pas tout perdu.

 

 

Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés